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Comment gérer les DLC, DDM/DLUO et numéros de lot dans PrestaShop ?

Vendre de l’alimentaire, du cosmétique ou du produit chimique en ligne suppose de gérer une donnée que PrestaShop ignore : la date. Pas la date de commande, celle du produit lui-même, qui varie d’un lot à l’autre et qui détermine ce que vous pouvez expédier.

Trois notions à ne pas confondre

La DLC, date limite de consommation, s’exprime par « à consommer jusqu’au ». Elle concerne les denrées très périssables. Au-delà de cette date, la denrée est réputée dangereuse : sa vente est interdite, et sa remise à titre gratuit également.

La DDM, date de durabilité minimale, anciennement DLUO, s’exprime par « à consommer de préférence avant ». Elle concerne les produits stables. Son dépassement n’interdit pas la vente : le produit reste consommable, il peut simplement avoir perdu des qualités gustatives ou nutritionnelles. La vente après DDM est licite à condition que le consommateur en soit informé, et elle est courante en déstockage anti-gaspillage.

Le numéro de lot n’est pas une date. C’est un identifiant qui permet de retrouver l’ensemble des unités produites dans les mêmes conditions. Il est obligatoire sur la plupart des denrées préemballées et il constitue la base de toute traçabilité.

Cette distinction n’est pas académique : elle détermine trois comportements différents dans votre boutique. Un produit à DLC dépassée doit être bloqué à la vente. Un produit à DDM dépassée peut être vendu avec information. Un lot rappelé doit être retiré indépendamment de toute date.

Le modèle de données

C’est le point qui bloque une implémentation naïve : la date n’appartient pas au produit, elle appartient au lot.

Un même produit peut avoir en stock trois lots avec trois dates différentes. La quantité affichée sur la fiche est la somme des lots, mais la date affichée doit être celle du lot qui partira, c’est-à-dire le plus proche de la péremption.

Le modèle minimal comporte donc trois niveaux : le produit, le lot avec son numéro et sa date, et la quantité par lot. Toute tentative de stocker une date unique sur la fiche produit échoue dès le deuxième réassort.

Gestion DLC & DLUO — Lots, FEFO et dates de péremptionUn lot, une date, un déstockage juste : la DLC et la DLUO enfin gérées nativement dans PrestaShop.99.00

Ce qu’il faut afficher au client

En vente à distance, le client ne peut pas retourner l’emballage pour lire la date. Trois éléments méritent d’apparaître.

Une durée minimale garantie à réception. « Date de durabilité minimale garantie : au moins 3 mois à réception » est plus utile qu’une date précise, qui changera au prochain lot et qui vous obligerait à modifier la fiche en permanence.

La mention explicite en cas de vente après DDM. Sur un lot proche ou dépassé vendu à prix réduit, l’information doit être visible avant l’achat, pas découverte à la réception. C’est la condition de licéité de cette vente.

Le numéro de lot sur le bon de livraison, ou à défaut dans le suivi de commande. Il permet au client de vous contacter précisément en cas de problème.

La préparation de commande

La règle d’affectation est le FEFO, pour premier périmé premier sorti. Elle diffère du FIFO classique : ce n’est pas le lot reçu en premier qui part, c’est celui dont la date est la plus proche.

Les deux règles coïncident souvent, mais pas toujours. Un réassort en urgence chez un autre fournisseur peut arriver avec des dates plus courtes que le stock existant, et c’est lui qui doit partir en premier.

Concrètement, le bon de préparation doit indiquer, pour chaque ligne, le lot à prélever et son emplacement. Sans cette indication, le préparateur prend ce qui est devant, et vous découvrez trois mois plus tard un fond de palette périmé.

La traçabilité et le rappel

C’est la fonction qui justifie à elle seule la gestion par lot.

En cas de rappel produit, vous devez pouvoir répondre à deux questions en quelques minutes. Quelles commandes contenaient ce lot ? Et quels clients contacter ?

Cela suppose que le numéro de lot soit enregistré sur la ligne de commande au moment de la préparation, pas seulement dans votre stock. Une gestion de lots qui s’arrête à l’entrepôt ne permet aucun rappel ciblé : vous devez alors contacter tous les acheteurs du produit, ce qui coûte beaucoup plus cher en image qu’un rappel précis.

Conservez également la trace des lots sortis pendant la durée légale applicable à votre secteur, qui dépasse souvent la durée de vie du produit.

Les alertes

Trois seuils méritent une alerte automatique, à calibrer selon votre rotation.

Un premier signal à J-60, qui laisse le temps d’accélérer l’écoulement par une mise en avant ou une promotion. Un second à J-30, où le déstockage devient prioritaire. Et un blocage automatique à la date, qui retire le lot de la vente sans intervention.

Ce dernier point est le plus important : sur une DLC, le blocage doit être automatique et non dépendre d’une vérification humaine. Une expédition après DLC engage votre responsabilité même si l’erreur est involontaire.

Le cas des lots et coffrets

Un assortiment contenant six produits différents porte six dates. La date à retenir est la plus courte, et c’est elle qui détermine la vente du coffret entier.

Cette règle a une conséquence de gestion : un coffret bien vendu peut être bloqué par un seul de ses composants. Prévoyez la substitution du composant concerné plutôt que le blocage de l’assortiment.

Le module Gestion DLC et DLUO traite cette chaîne sur PrestaShop 8 et 9 : gestion par lot avec date et quantité, distinction DLC et DDM avec comportements différenciés, sortie FEFO sur le bon de préparation, enregistrement du lot sur la ligne de commande et alertes de péremption.

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