Sur une catégorie de niveau intermédiaire, le visiteur arrive avec une intention encore large. Il ne cherche pas un produit précis, il cherche à savoir ce que contient l’univers. Une liste de liens texte lui répond mal, une grille de tuiles avec images lui répond bien.
Ce que fait le thème par défaut
Le comportement natif varie selon les thèmes. Le plus courant : une liste de sous-catégories en texte, parfois avec une petite vignette, placée au-dessus ou au-dessous de la grille de produits.
Trois limites.
Les visuels sont absents ou minuscules, ce qui les rend inutiles pour orienter.
La position est fixe, généralement sous la description de catégorie, là où peu de visiteurs regardent sur mobile.
Et surtout, sur beaucoup de thèmes, la liste disparaît dès qu’il y a des produits dans la catégorie courante, ce qui est le cas le plus fréquent.
Où placer le bloc
La réponse dépend du niveau de la catégorie, et c’est ce qui décide de l’efficacité.
Sur une catégorie d’univers, sans produits propres ou avec très peu, les tuiles occupent toute la page. C’est le cas idéal : la page devient un choix visuel entre sous-univers.
Sur une catégorie intermédiaire qui contient à la fois des sous-catégories et des produits, les tuiles se placent au-dessus de la grille de produits, sur une ou deux lignes maximum. Le visiteur voit d’abord les chemins possibles, puis les produits s’il préfère parcourir.
Sur une catégorie terminale, sans sous-catégorie, le bloc n’a pas lieu d’être. Certaines implémentations y affichent les catégories sœurs, ce qui est une autre fonction et mérite un traitement distinct, plutôt en fin de page.
Page Catégorie Visuelle : Sous-catégories en Tuiles Images (Category Wall)Des pages catégorie qui donnent envie de cliquer, pas une simple liste à puces.€89.00
Choisir les visuels
C’est le point qui décide du résultat, davantage que la technique.
La cohérence prime sur la beauté. Douze tuiles dont huit sont des photos produit détourées et quatre des photos d’ambiance produisent une grille désordonnée. Choisissez un parti pris et tenez-le sur l’ensemble de la boutique.
Photo produit ou photo d’usage ? Sur un catalogue technique, la photo produit est plus lisible : le visiteur reconnaît immédiatement de quoi il s’agit. Sur de la décoration, du textile ou de l’alimentaire, la photo d’usage vend mieux.
Le format doit être uniforme. Un ratio unique, appliqué à toutes les tuiles, avec un recadrage automatique centré. Des images de proportions différentes cassent la grille.
Le texte doit rester lisible. Si l’intitulé se superpose à l’image, prévoyez un voile ou un fond semi-opaque. Un titre blanc sur une photo claire est illisible, et le contraste est un critère d’accessibilité, pas une préférence esthétique.
Combien de tuiles, et dans quel ordre
Entre quatre et douze. En dessous de quatre, une liste texte suffit. Au-delà de douze, la grille devient un catalogue en soi et le visiteur ne choisit plus.
Si vous avez vingt sous-catégories, deux options : regrouper dans l’arborescence, ou n’afficher en tuiles que les principales avec un lien « voir toutes les catégories ».
Pour l’ordre, la position définie dans le back-office plutôt que l’ordre alphabétique. Placez en premier ce qui se vend, pas ce qui commence par A.
L’accessibilité
Deux règles souvent manquées sur ce type de bloc.
Le lien doit porter un intitulé lisible. Une tuile qui n’est qu’une image cliquable, sans texte alternatif, est un lien vide pour un lecteur d’écran. L’intitulé de la catégorie doit être un vrai texte, pas une partie de l’image.
La zone cliquable doit couvrir toute la tuile, pas seulement le titre. C’est aussi une question de confort tactile.
Le cas de la catégorie sans produits propres
Une catégorie d’univers qui ne contient que des sous-catégories pose une question SEO.
Sans produits ni contenu, la page est mince et se positionne mal alors qu’elle porte souvent la requête générique la plus recherchée de son univers.
Trois éléments la rendent utile : les tuiles de sous-catégories, un texte d’introduction de 150 à 300 mots qui explique ce que l’univers regroupe, et éventuellement une sélection de produits phares issus des sous-catégories.
Ce dernier point est le plus efficace commercialement : il donne à la page un contenu marchand tout en conservant sa fonction d’orientation.
Mesurer
Deux indicateurs suffisent.
Le taux de clic vers les sous-catégories depuis la page parente, avant et après la mise en place. C’est l’effet direct attendu.
Le taux de rebond de la page parente, qui devrait baisser. Une page d’univers avec un fort taux de rebond signale que le visiteur n’a pas trouvé de chemin évident.
Un troisième chiffre mérite d’être surveillé sur les catalogues importants : la profondeur moyenne de session à partir de ces pages. Si elle augmente, votre navigation fonctionne mieux.
Le module Page Catégorie Visuelle pour PrestaShop met en place ce bloc sur PrestaShop 8 et 9 : sous-catégories en tuiles avec images au format uniforme, position paramétrable par niveau de catégorie, affichage conservé même quand la catégorie contient des produits, et intitulés en texte pour l’accessibilité.