Arborescence de catégories d'une boutique PrestaShop
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Arborescence de catégories : combien de niveaux sur une boutique PrestaShop

La question revient à chaque refonte de catalogue : faut-il deux, trois ou quatre niveaux de catégories ? La réponse dépend moins d’une règle générale que de la taille de votre catalogue et de la façon dont vos clients cherchent.

La règle des trois clics, et ce qu’elle vaut

L’idée selon laquelle tout doit être accessible en trois clics circule depuis vingt ans. Les études d’ergonomie l’ont largement nuancée : les visiteurs ne comptent pas leurs clics, ils abandonnent quand ils ont l’impression de ne pas progresser.

Un parcours de cinq clics où chaque étape réduit visiblement le champ est mieux vécu qu’un parcours de deux clics où le second aboutit à une liste de six cents références.

Ce qui reste vrai en revanche, du point de vue des moteurs : la profondeur de clic depuis l’accueil influence la fréquence d’exploration. Une page à six clics de profondeur est explorée moins souvent et considérée comme moins importante.

La formulation utile n’est donc pas « trois clics maximum » mais : vos pages commercialement importantes doivent être proches de l’accueil, les autres peuvent être plus loin.

Le bon nombre de niveaux

Trois repères selon la taille du catalogue.

Moins de 200 références : deux niveaux suffisent. Une arborescence à trois niveaux sur un petit catalogue produit des catégories à trois produits, ce qui est pire que pas de sous-catégorie du tout.

De 200 à 3 000 références : trois niveaux, qui est la configuration la plus courante et la plus équilibrée. Univers, famille, sous-famille.

Au-delà de 3 000 références : trois niveaux également, complétés par des filtres à facettes. Passer à quatre niveaux est presque toujours une erreur : cela signale que vous utilisez l’arborescence pour ce que les facettes devraient faire.

Catégorie ou facette : le critère

C’est la décision structurante, et elle a une réponse assez nette.

Un critère mérite une catégorie quand il correspond à la façon dont les clients nomment ce qu’ils cherchent, et quand il fait l’objet de recherches sur les moteurs. « Perceuses sans fil » est une catégorie : les gens le tapent.

Un critère relève de la facette quand il sert à réduire une liste sans constituer une intention de recherche en soi. La couleur, le prix, la disponibilité, la note.

Le test pratique : si vous imaginez écrire un texte d’introduction spécifique et utile pour cette page, c’est une catégorie. Si vous n’auriez rien de particulier à en dire, c’est une facette.

Certains critères sont à la frontière et méritent les deux traitements : la marque, par exemple, existe souvent comme facette et comme page dédiée.

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Combien de produits par catégorie

Deux seuils encadrent une arborescence saine.

Le seuil bas, autour de huit à dix produits. En dessous, la sous-catégorie n’aide personne : elle ajoute un clic pour aboutir à une liste que le visiteur aurait parcourue sans effort au niveau supérieur. Fusionnez.

Le seuil haut, autour de deux à trois cents produits. Au-delà, la navigation par catégorie ne suffit plus et le visiteur a besoin de filtres. Ce n’est pas nécessairement un problème à condition que les facettes soient efficaces.

Un contrôle utile, à faire une fois par an : listez vos catégories avec leur nombre de produits actifs, triez, et regardez les deux extrémités. Les corrections évidentes apparaissent en quelques minutes.

Les symptômes d’une arborescence mal calibrée

Trop profonde : des catégories à moins de cinq produits, un menu déroulant qui exige trois survols, des pages de niveau 4 qui ne reçoivent aucun trafic, et des clients qui utilisent la recherche interne plutôt que le menu.

Ce dernier signal est le plus parlant. Un taux d’usage élevé de la recherche interne sur un catalogue de taille moyenne indique que la navigation n’est pas comprise.

Trop plate : des catégories à plusieurs centaines de produits, un usage intensif des filtres dès l’arrivée, et un taux de rebond élevé sur les pages catégories.

Le rôle du menu

L’arborescence et le menu sont deux choses différentes, et les confondre produit des menus illisibles.

Votre arborescence peut compter trois niveaux, votre menu n’a pas à tous les afficher. Un méga menu montrant deux niveaux avec quelques entrées mises en avant du troisième est plus efficace qu’un déroulé exhaustif.

Inversement, le menu peut contenir des entrées qui ne sont pas des catégories : sélections saisonnières, pages guides, nouveautés. Ces entrées transversales répondent à des intentions que l’arborescence ne couvre pas.

Modifier une arborescence existante

Trois précautions, parce qu’une réorganisation de catégories touche les URL.

Toute catégorie supprimée ou fusionnée doit être redirigée vers celle qui la remplace, en permanent. Une catégorie qui recevait du trafic depuis des années le perd intégralement sans redirection.

Les catégories par défaut des produits doivent être revérifiées après la réorganisation. Elles déterminent les URL des fiches et le fil d’Ariane, et elles se perdent facilement lors d’un déplacement en masse.

Les positions des produits dans les nouvelles catégories repartent de zéro. Prévoyez le temps de les réordonner sur vos catégories principales.

Le module Mega Menu et Burger pour PrestaShop permet de découpler l’affichage de la structure sur PrestaShop 8 et 9 : sélection des niveaux à montrer, mises en avant transversales dans le menu, et comportement adapté en navigation mobile.

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