Grille de tarifs dégressifs à la journée dans PrestaShop
Conversion & UX

Calculer un tarif dégressif à la journée sur PrestaShop

En location, le prix ne se lit pas sur la fiche, il se calcule. Un client qui voit « 25 euros par jour » sur un matériel qu’il veut garder deux semaines fait une multiplication qui l’effraie, alors que votre tarif réel pour cette durée est bien inférieur.

La grille dégressive est donc autant un outil commercial qu’un outil de tarification.

Pourquoi la dégressivité n’est pas une remise

Elle traduit votre structure de coûts réelle.

Chaque location, quelle que soit sa durée, mobilise un coût fixe : préparation, contrôle, remise en état, gestion administrative, transport aller et retour. Ce coût est identique pour une journée et pour un mois.

Sur une location d’un jour, ce fixe représente l’essentiel du prix. Sur une location de trente jours, il se dilue. Un tarif strictement proportionnel surfacture donc les longues durées et sous-facture les courtes.

La conséquence pratique est contre-intuitive : votre marge est souvent meilleure sur une longue location à tarif dégressif que sur une location d’une journée à plein tarif.

Construire la grille

Trois paliers suffisent dans la grande majorité des cas : la journée, la semaine, le mois.

La méthode qui fonctionne part du bas. Fixez d’abord votre tarif journalier, qui doit couvrir le coût fixe complet plus une marge. C’est votre prix plancher, et il paraîtra cher rapporté à la journée : c’est normal.

Fixez ensuite votre tarif hebdomadaire. Un repère courant dans le secteur : entre quatre et cinq fois le tarif journalier pour sept jours. Le coût fixe n’étant supporté qu’une fois, la remise apparente ne coûte presque rien.

Puis le tarif mensuel, entre deux et trois fois le tarif hebdomadaire pour trente jours.

Vérifiez ensuite la cohérence des paliers : le prix de six jours ne doit jamais dépasser celui de sept. Si c’est le cas, le client louera une semaine et rendra plus tôt, ce qui n’est pas un problème, mais vous aurez perdu la lisibilité de votre grille.

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Le calcul des durées intermédiaires

C’est le point technique qui décide de la cohérence de vos prix. Trois méthodes, avec des résultats très différents.

Le palier plein. Dix jours sont facturés une semaine plus trois jours au tarif journalier. Simple à comprendre, mais produit des sauts de prix importants.

Le meilleur tarif. Le système calcule toutes les combinaisons et retient la moins chère pour le client. Dix jours pourraient donc être facturés deux semaines si c’est moins cher que une semaine plus trois jours. C’est la méthode la plus favorable au client et la plus rassurante.

L’interpolation. Le prix évolue de façon continue entre les paliers, sans saut. Plus élégant mathématiquement, plus difficile à expliquer et à vérifier.

La deuxième méthode est celle qui produit le moins de réclamations. Un client qui découvre qu’il paie moins que le calcul qu’il avait fait lui-même a une bonne surprise, ce qui est rare dans un parcours d’achat.

Les arrondis et la journée de retour

Deux règles à écrire noir sur blanc, sous peine de litiges.

Comment se compte une journée ? Une location du lundi matin au mercredi soir fait-elle deux ou trois jours ? La convention la plus répandue compte les jours calendaires occupés, donc trois. Elle doit être annoncée avant la réservation, pas découverte sur la facture.

Que se passe-t-il en cas de retour anticipé ? Remboursez-vous les jours non utilisés ? La réponse commerciale la plus courante est non, la durée réservée étant due, parce que le matériel a été bloqué sur cette période. Elle est défendable à condition d’être annoncée.

La durée minimale

Elle protège votre rentabilité sur les petites locations et elle se justifie par le coût fixe.

Deux formes possibles. La durée minimale de réservation : le client ne peut pas louer moins de deux ou trois jours. Simple, mais elle exclut une demande réelle.

Ou le montant minimum facturé : le client peut louer une journée, mais un plancher s’applique. Plus souple commercialement, et il conserve la clientèle des locations courtes qui sont souvent des clients d’essai.

Afficher le prix total, toujours

C’est le point qui a le plus d’effet sur la conversion, et il ne coûte rien à mettre en place.

Dès que le client a sélectionné ses dates, affichez le montant total de la période, en gros, avec le détail en dessous : tarif appliqué, nombre de jours, caution éventuelle.

Deux compléments utiles. Le prix par jour effectif pour la durée choisie, qui montre concrètement l’intérêt de la dégressivité : « soit 12 euros par jour au lieu de 25 ». Et une suggestion de palier supérieur quand le client est proche : « en louant 2 jours de plus, vous passez au tarif semaine et payez 15 euros de moins ».

Ce second message est le plus rentable de tout le dispositif. Il augmente la durée moyenne de location, donc votre chiffre d’affaires par dossier, tout en donnant au client le sentiment d’avoir fait une bonne affaire.

Les périodes particulières

Sur du matériel saisonnier ou événementiel, la grille de base ne suffit pas.

Trois surcouches à prévoir : un tarif haute saison, une majoration week-end sur le matériel événementiel, et un tarif de longue durée au-delà de trois mois, qui relève davantage de la location longue que de la location ponctuelle.

Chacune doit s’appliquer automatiquement selon les dates choisies, jamais par intervention manuelle après réservation.

Le module Location de Produits pour PrestaShop gère cette tarification sur PrestaShop 8 et 9 : paliers jour, semaine et mois, calcul de la meilleure combinaison pour les durées intermédiaires, durée ou montant minimum, périodes particulières et affichage du prix total avant l’ajout au panier.

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