Liste d'envies PrestaShop : usage réel et taux de conversion
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Liste d’envies PrestaShop : usage réel et taux de conversion

La liste d’envies est présente sur presque toutes les boutiques et elle est rarement regardée. Elle est pourtant l’un des rares dispositifs qui vous dit ce qu’un visiteur veut acheter, avant qu’il ne l’achète.

À quoi elle sert réellement

Trois usages distincts, et ils n’appellent pas les mêmes fonctions.

Différer un achat. Le client est intéressé mais pas prêt : budget, hésitation, attente d’une promotion. C’est l’usage principal et celui qui produit le plus de ventes ultérieures.

Comparer. Le client met trois produits de côté pour les revoir ensemble. Un usage réel, souvent mieux servi par un comparateur, et qui explique une part des listes jamais converties.

Constituer une liste de souhaits à partager. Cadeaux, mariage, naissance, liste de Noël. C’est l’usage le plus fort commercialement, parce que la personne qui achète n’est pas celle qui a créé la liste.

Ces trois usages coexistent, et la proportion varie beaucoup selon le catalogue. La mesurer oriente vos développements.

Les chiffres d’usage à connaître

Trois observations valables sur la plupart des boutiques.

Le taux d’usage est faible en valeur absolue : une petite minorité des visiteurs crée une liste. Cela ne disqualifie pas le dispositif, cela oriente la façon de le juger.

Le taux de conversion des produits mis en liste est élevé, nettement supérieur à celui d’un produit simplement consulté. C’est une population qualifiée.

Le délai entre l’ajout et l’achat est long, souvent plusieurs semaines. C’est ce qui rend la relance indispensable : sans elle, la liste se remplit et rien ne se passe.

Conclusion pratique : la liste d’envies ne se juge pas sur son taux d’usage mais sur le chiffre d’affaires généré par les relances qu’elle permet.

Avec ou sans compte

Décision qui a un effet important sur le volume d’usage.

Imposer la création d’un compte pour ajouter un produit réduit fortement l’utilisation. Le visiteur qui clique sur le cœur et qui voit apparaître un formulaire de connexion abandonne dans la grande majorité des cas.

La configuration qui fonctionne : ajout immédiat sans compte, conservé côté navigateur, avec une proposition de sauvegarde ensuite.

Deux précisions. La liste anonyme doit être reprise au moment de la connexion, pas écrasée. Un client qui a mis cinq produits de côté puis qui se connecte doit les retrouver.

Et la proposition de créer un compte se fait après le deuxième ou troisième ajout, avec un argument concret : « enregistrez votre liste pour la retrouver sur tous vos appareils ».

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La relance, qui fait tout

Sans relance, la liste d’envies est un cimetière. Quatre déclencheurs, par ordre d’efficacité.

La baisse de prix. C’est le déclencheur le plus performant, et de loin. Un client qui avait mis un produit de côté à 89 euros et qui apprend qu’il est à 69 a une raison d’agir.

Le retour en stock, sur un produit qui était indisponible au moment de l’ajout.

Le stock faible. À manier avec prudence : la mention doit être vraie. « Plus que 3 exemplaires » sur un produit dont vous avez cinquante unités est une pratique trompeuse.

Le rappel simple, après plusieurs semaines sans activité. Le moins performant, et il fonctionne quand même parce qu’il ravive une intention oubliée.

Trois règles de fréquence. Un seul message par événement et par produit. Un plafond global, une relance de liste d’envies par mois et par client au maximum. Et un désabonnement par type de relance.

Le partage

C’est la fonction la plus rentable et la moins souvent bien faite.

Une liste partagée transforme un client en prescripteur. La personne qui reçoit le lien est un nouveau visiteur, avec une intention d’achat précise et un produit déjà choisi.

Cinq éléments pour que cela fonctionne.

Un lien accessible sans compte pour celui qui reçoit. Imposer une inscription pour consulter la liste de quelqu’un d’autre annule tout l’intérêt.

Un affichage soigné de la liste partagée, avec les produits, les prix et les disponibilités.

Le marquage des produits déjà achetés, indispensable sur les listes de cadeaux : deux personnes ne doivent pas offrir le même article.

L’anonymat de l’acheteur vis-à-vis du créateur de la liste, sur les listes de cadeaux, sinon la surprise est gâchée.

Un partage simple : lien copiable, partage par message, code court. Pas seulement un bouton vers un réseau social.

Sur les catalogues de cadeaux, de puériculture ou de décoration, cette fonction peut représenter une part significative des ventes, et elle est souvent sous-exploitée.

Ce que les données vous apprennent

Trois analyses, exploitables sans outil supplémentaire.

Les produits les plus mis en liste. S’ils ne sont pas vos meilleures ventes, c’est un signal : le désir existe, quelque chose bloque l’achat. Prix, délai, incertitude.

Le taux de conversion par produit depuis la liste. Un produit très ajouté et jamais acheté mérite un examen de sa fiche et de son prix.

Le délai moyen entre ajout et achat, par catégorie. Il vous dit quand relancer, et il varie fortement : quelques jours sur du consommable, plusieurs mois sur du mobilier.

Cette dernière analyse est celle qui améliore le plus le rendement des relances, parce qu’elle remplace un délai arbitraire par un délai observé.

Les erreurs qui la rendent inutile

Le bouton invisible. Un cœur gris pâle dans un coin de la vignette n’est pas repéré. Il doit être visible sur la fiche produit et dans les listings.

L’absence de retour visuel. Un clic qui ne produit rien de visible laisse le client dans le doute. Une confirmation courte et un compteur mis à jour suffisent.

La liste inaccessible. Si elle est enfouie dans l’espace client, personne n’y retourne. Un accès depuis l’en-tête, avec le nombre de produits, la rend présente.

Les produits obsolètes. Une liste contenant des produits supprimés ou définitivement indisponibles perd sa crédibilité. Signalez-les et proposez un équivalent.

Liste d’envies ou panier abandonné

Distinction utile, parce que les deux dispositifs se recouvrent partiellement.

Le panier abandonné concerne une intention d’achat immédiate qui n’a pas abouti. La relance est rapide, quelques heures à quelques jours.

La liste d’envies concerne une intention différée assumée. La relance est lente et déclenchée par un événement.

Deux conséquences. Ne relancez pas une liste d’envies comme un panier abandonné : le ton pressant est déplacé. Et ne comptez pas les produits en liste dans vos indicateurs d’abandon de panier, ce ne sont pas les mêmes situations.

Mesurer

Quatre indicateurs.

Le taux de création de liste, part des visiteurs qui ajoutent au moins un produit.

Le taux de conversion depuis la liste, sur une fenêtre de trois à six mois selon votre cycle d’achat.

Le chiffre d’affaires attribué aux relances, qui est la justification du dispositif.

Le taux de partage et le chiffre d’affaires généré par les visiteurs arrivés par une liste partagée. C’est le chiffre le plus révélateur sur les catalogues concernés.

Le module Wishlist Avancée pour PrestaShop met en place ce dispositif sur PrestaShop 8 et 9 : ajout sans compte avec reprise à la connexion, relances déclenchées par baisse de prix et retour en stock, partage par lien accessible sans inscription avec marquage des produits déjà offerts, et statistiques par produit sur les ajouts et les conversions.

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