Un flux produit refusé ou partiellement accepté fait disparaître vos annonces sans que vous vous en rendiez compte immédiatement. Les motifs de refus sont pourtant peu nombreux et ils se corrigent presque tous dans le catalogue.
Les attributs obligatoires
Six attributs sont requis pour tout produit.
L’identifiant, unique et stable dans le temps. C’est votre référence interne, et elle ne doit pas changer entre deux mises à jour, sous peine de faire perdre l’historique de performance.
Le titre, qui décrit le produit.
La description.
Le lien vers la fiche produit, en adresse absolue et sécurisée.
Le lien de l’image principale.
La disponibilité et le prix.
Deux attributs supplémentaires sont exigés selon les cas. La marque, obligatoire pour la plupart des produits neufs. Et les identifiants produit, dont le code-barres, obligatoires quand ils existent pour le produit.
La question des identifiants produit
C’est le motif de refus le plus fréquent et le plus mal compris.
Un produit fabriqué par une marque et vendu par plusieurs revendeurs possède un code-barres. Il doit être fourni.
Trois situations pratiques.
Vous connaissez le code-barres. Fournissez-le, en vérifiant sa validité : la longueur et la clé de contrôle sont vérifiées, et un code inventé sera rejeté.
Le produit n’en a pas, parce que vous le fabriquez vous-même ou qu’il est fait sur mesure. Vous pouvez alors déclarer explicitement que l’identifiant n’existe pas, en fournissant la marque et votre référence interne.
Vous ne le connaissez pas. C’est le cas problématique : le produit en a un, vous ne l’avez pas saisi. La seule solution est de le récupérer auprès de votre fournisseur.
Point à surveiller : le même code-barres sur plusieurs de vos produits produit une erreur. Cela arrive typiquement quand une valeur a été recopiée par défaut sur toute une gamme.
Module Google Shopping PrestaShop — Flux Merchant Center, IA & Multi-CanalLe flux Google Shopping qui se corrige tout seul Le prix initial était : €219.00.€149.00Le prix actuel est : €149.00.
Le titre, qui décide de la diffusion
Le titre du flux n’a pas à être celui de votre fiche. C’est un champ à construire.
Structure qui fonctionne : marque, type de produit, caractéristique distinctive, taille ou couleur.
Quatre règles.
Les informations importantes en premier, parce que l’affichage tronque.
Pas de texte promotionnel. Les mentions de réduction, de livraison gratuite ou les majuscules d’insistance sont un motif de refus.
Pas de nom de boutique dans le titre du produit.
La déclinaison dans le titre quand elle existe, ce qui évite d’avoir plusieurs annonces identiques.
Une remarque : le titre est le champ qui influence le plus la correspondance avec les recherches. Un travail de reformulation sur vos cent premiers produits produit un effet mesurable.
Les déclinaisons
Point structurel qui décide de la qualité de votre flux.
Chaque combinaison achetable doit constituer une entrée distincte, avec son propre identifiant, son prix, sa disponibilité et son image.
Trois attributs les relient. L’identifiant de groupe, commun à toutes les variantes d’un même modèle. Et les attributs de variation, taille et couleur notamment, qui les distinguent.
Deux erreurs fréquentes. Envoyer uniquement le produit parent, ce qui masque les variantes disponibles. Ou envoyer les variantes sans identifiant de groupe, ce qui les fait apparaître comme des produits sans rapport.
Sur les couleurs, une précision utile : la valeur doit être un nom de couleur compréhensible, pas votre référence marketing. « Bleu nuit » passe, « Océan Profond 47B » sera mal interprété.
La disponibilité et le prix
Ces deux champs sont contrôlés automatiquement par comparaison avec votre page produit. Un écart entraîne une suspension.
Quatre causes fréquentes d’écart.
Le décalage de mise à jour. Votre flux est généré une fois par jour et votre prix change entre deux générations.
La TVA. Le prix du flux doit correspondre à celui affiché sur votre page, taxes comprises pour un site grand public.
Les promotions. Une réduction appliquée en règle de panier n’apparaît pas dans le flux, ce qui crée un écart entre le prix annoncé et celui constaté au panier.
Les prix par groupe de clients. Si votre page affiche un prix différent selon le visiteur, le contrôle automatique verra le prix public.
Sur la disponibilité, le contrôle est le même : un produit déclaré en stock dans le flux et affiché comme épuisé sur la page est un motif de suspension.
Les images
Cinq règles.
Le produit occupe l’essentiel du cadre, sur fond uni de préférence.
Aucun texte ajouté sur l’image : pas de bandeau promotionnel, pas de logo en filigrane, pas de mention de prix.
Aucun élément superposé, pas de cadre décoratif.
L’image correspond à la variante déclarée. Une entrée « chaussure rouge » avec l’image du modèle bleu sera rejetée ou pénalisée.
Une résolution suffisante, sans image floue ou trop petite.
Point pratique : sur PrestaShop, l’image envoyée doit être la vignette de la bonne dimension, pas l’original de plusieurs mégaoctets. Un flux qui pointe vers des images très lourdes ralentit le traitement et peut produire des erreurs de récupération.
Les catégories
Deux champs distincts, souvent confondus.
La catégorie de produit selon la taxonomie de la plateforme, choisie dans une liste fermée. Elle détermine la façon dont votre produit est classé et les attributs supplémentaires attendus.
Le type de produit, qui est votre propre arborescence, libre.
La première n’est pas obligatoire dans tous les cas mais elle améliore nettement la diffusion, en particulier sur les catégories où des attributs spécifiques sont attendus : taille, pointure, genre, tranche d’âge sur le textile.
Erreur courante : choisir une catégorie trop générale. Plus la catégorie est précise, meilleure est la correspondance.
Les motifs de refus les plus fréquents
Six causes qui couvrent l’essentiel des cas.
Identifiants produit manquants ou invalides.
Écart de prix entre le flux et la page.
Écart de disponibilité.
Image non conforme, généralement du texte incrusté.
Page produit inaccessible, souvent une redirection ou une page en erreur sur une adresse obsolète.
Absence de mentions requises sur le site : conditions de livraison, politique de retour, coordonnées, moyens de paiement. Ces exigences portent sur le site, pas sur le flux, et elles bloquent l’ensemble du compte.
Ce dernier point est celui qui surprend le plus : votre flux peut être parfait et votre compte suspendu parce que votre politique de retour n’est pas assez explicite.
La méthode de correction
Quatre étapes, dans cet ordre.
Traitez d’abord les problèmes de compte, qui bloquent tout : mentions du site, conformité des pages obligatoires.
Puis les erreurs bloquantes du flux, qui empêchent la diffusion des produits concernés.
Puis les avertissements, qui n’empêchent pas la diffusion mais la dégradent.
Enfin les suggestions d’amélioration, sur les attributs facultatifs.
Point de méthode : corrigez dans le catalogue, pas dans le flux. Une correction appliquée à la génération du flux sera à refaire à chaque évolution, et elle crée un écart entre vos données réelles et ce que vous déclarez.
La fréquence de mise à jour
Trois recommandations.
Une génération complète quotidienne au minimum, davantage si votre catalogue bouge.
Une mise à jour rapide du prix et du stock en complément, qui évite les écarts sur les données volatiles.
Un contrôle hebdomadaire du nombre de produits actifs comparé au nombre envoyé. Un écart croissant signale une accumulation d’erreurs.
Le module Google Shopping pour PrestaShop génère ce flux sur PrestaShop 8 et 9 : mapping des attributs obligatoires avec contrôle de validité des codes-barres, gestion des déclinaisons avec identifiant de groupe et attributs de variation, construction paramétrable du titre, et mise à jour du prix et du stock indépendante de la génération complète.